“LOUIS, L’ENFANT DE LA NUIT” par la Cie Ambulo

 

 

  • Créé, Mis-en-Scène, Texte, Jeu: Patricia O’Donovan 
    Musique de Rachel Yatzkin
    Traduction de l'hébreu: Colette Elalouf
    Photos: David Lockard

  • Ce spectacle a reçu le soutien financier de la Fondation de Jérusalem.


 

SYNOPSIS

 

Ce sont de simples figurines de papier. Des petites marionnettes fragiles, dont l’intensité se révèle à la lumière des bougies. Manipulées à vue dans une ambiance feutrée, elles racontent avec subtilité la vie de Louis Braille. Cet enfant exceptionnel, qui perdit la vue à 3 ans, inventa l’alphabet pour les aveugles, alors qu’il n’était encore qu’un adolescent. A destin peu ordinaire, spectacle hors du commun. Celui-çi nous entraîne dans le monde méconnu des non-voyants. Sans pathos, mais avec justesse et humour, la comédienne-manipulatrice touche le public au cœur. Avec trois fois rien, elle nous amène très loin, et nous apprend à regarder l’avenir avec sérénité et optimisme. Car les épreuves de la vie sont aussi des tremplins, qui donnent toute leur saveur aux petits bonheurs quotidiens. 

Le spectacle se présente sous une forme minimaliste, utilisant des matériaux issus du monde des livres: papier, encre, crayons. La lumière elle-même est manipulée sur scène. 

 

 

  • La presse écrite

 

"Que faire et que dire, lorsqu'il vous faut écrire sur un spectacle qui vous laisse sans voix ? Que dire de cinquante minutes de plaisir qui laissent les enfants émerveillés et les adultes renversés ? Les mots portent déjà atteinte à la magie du spectacle qui, fait de tous petits riens laisse exploser l'imaginaire du spectateur et parler l'ineffable.
Dernières Nouvelles d’Alsace

“Attention spectacle culte ! Il s’agit d’un théâtre d’objets jubilatoire, plein d’humour, de trouvailles, de justesse, de tendresse…qui permet aux enfants de découvrir le monde des aveugles à travers le destin hors du commun de Louis Braille.
www.theatre-enfants.com

"Pas de pathos dans cette histoire, mais de l'imagination, de la justesse et de l'humour. L'épisode de la journée de classe de Louis Braille est un chef d'oeuvre de drôlerie et d'invention."
La Marseillaise

"D'une histoire qui compte son lot de difficultés et de douleurs, elle a éliminé tout pathos, toute compassion larmoyante. Sorte d'ascèse théâtrale, "Louis, L'Enfant de la Nuit" est pratiquement anti-spectaculaire.Une leçon de minimalisme qui arrive pourtant à toucher les enfants et à les faire rire aux larmes"
Le Monde

"La comédienne utilise des moyens merveilleusement simples. Ses personnages de papier font rarement plus de 20 centimètres. L'éclairage obtenu grâce à une lampe de bureau et quelques bougies est tout à fait approprié. Ainsi, lorsque ces bougies sont placés derrière les trous d'un masque en papier, même les plus jeunes spectateurs peuvent ressentir ce que c'est que de perdre la vue."
Die Welt

"Patricia O'Donovan raconte cette histoire (en allemand), sans sentimentalité aucune, presque avec détachement. Mais dans la délicatesse et la tendresse qu'elle insuffle aux créatures de papier il y a aussi un sens de l' imagination et de l'humour qui réchauffe le coeur."
Theater Heute

"Elle est maintenant présentée par le Cie Ambulo de Jérusalem, au festival de littérature pour enfants "Lirum-Larum" de Fribourg. Les scènes, parfaitement servies par une musique qui n'est pas envahissante (Rachel Yatskan) mais plutôt comme imbriquée dans ce qui se passe sur scène, sont extraordinaires et particulièrement intenses justement à cause de leur grande retenue. Quelques crayons se transforment en une classe d'enfants bruyants et grâce à la couleur différente de l'un d'entre eux, le public devient parfaitement conscient de la solitude de Louis, le petit aveugle."
Badische Zeitung,

En fait, le spectacle est conçu pour les enfants à partir de six ans mais ici il a été présenté en soirée et a fasciné le public jusqu'à la dernière seconde.
Neue Osnabrück Zeitung

"...Il se passe un petit miracle avec le troisième spectacle israëlien, présenté par Ambulo Theatre de Jérusalem: de simples marionnettes de papier découpé, quelques bougies, quelques lumières.
La comédienne donne l'impression d'un enfant dans son bac de sable et qui recrée le monde. Des figures humaines, des animaux, des plantes apparaissent, projettent des ombres, disparaissent mystérieusement tout en maintenant leur existence de marionnettes de papier, si plates et si vulnérables....Subtilement,, elle nous présente (pour l'occasion, en allemand) des épisodes de l'enfance de Louis Braille. Elle nous touche par sa manière de manipuler ces délicates figurines. Elle leur donne vie, souvent pour quelques moments seulement et par les moyens les plus simples. Les spectateurs étaient subjugués."
Die Tageszeitung

"...Par conséquent on prend un plaisir tout particulier dans le charme, la fantaisie et l'enthousiasme qui se révèle dans le spectacle de Patricia O'Donovan, de Jérusalem. Usant de simples figurines de papier et des crayons, elle nous raconte comment le jeune aveugle qu'était Louis Braille en vint à inventer l'alphabet Braille à l'âge de quinze ans. "Louis L'Enfant de la Nuit", le titre du spectacle, a été traduit en allemand par:" Un Rayon de Lumière". C'est on ne peut plus vrai!!"
Der Berlin Tagespiegel

 

 

FICHE TECHNIQUE

 

IMPORTANT:

  • Le spectacle étant particulièrement léger et rapide à monter, on peut parfaitement envisager un montage à 8:00 pour une séance à 10:00. Mais on préfère monter la veille

  • Dimensions minimale du plateau: 4 m d’ouverture x 3 m de profondeur x 3m de haut-Le spectacle se joue de manière frontale sur un podium de 1,8 m de profondeur x 2,4 m de large x 0,5 m de haut apporté par la compagnie. Une salle gradinée est indispensable pour une bonne visibilité. Si la salle est plate, il faudra prévoir des Samia pour surélever le podium de 60-80 cm avec les enfants assis en partie au sol.Dans tous les cas, consulter la compagnie

  • Fond et pendrillons noirs

  • Obscurité indispensable

  • Il est demandé un éclairage minimum (2-4 projos) pour les saluts et un éclairage salle, tous deux sur gradateurs.
    - Pour le reste, la compagnie apporte son propre éclairage (Prise de courant 220V 16A)

  • Durée du spectacle: 55 min.

  • Temps de montage: 1:30 heure

  • Temps de démontage: 40 minutes

  • Prévoir une pause de 60 minutes minimum entre deux séances successives. La compagnie souhaite avoir un échange avec le public à l'issue du spectacle. À prendre en compte pour les séances scolaires.

  • Spectacle en scolaires à partir de 7 ans et familial à partir de 6 ans.

  • Jauge de la salle: 150 personnes max.

  • Sono: besoin d'une platine CD ou minidisque + ampli + petite table de mixage + deux enceintes sur le plateau de part et d’autre du dispositif scénique + un retour.

  • Fournir un micro d'effet de surface dans une salle de grande dimension.

  • Sécurité: une bougie placée dans une jarre de verre est allumée en permanence. Deux bougies sont allumées brièvement deux fois.un petit morceau de papier brûle quelques instants. Le tout est disposé dans du sable.

  • Une loge avec une bouilloire, du café, de l'eau minérale, quelques fruits. Les spécialités locales et régionales sont les bienvenues.

  • La compagnie se compose de deux personnes.

 

 

 

 

Dossier pédagogique


(Un dossier pédagogique est également disponible sur demande)

  • Sur Israël et le Proche-Orient: des dossiers dans les revues pour la Jeunesse suivantes:
    OKAPI No 627
    PHOSPHORE No 203
    MIKADO No 175
    On les trouve dans les bibliothèques

  • Sur Louis Braille et le monde des aveugles
    "Le noir etait pour les aveugles une couleur aussi inconnue que le blanc ou le rose.
    Aucun oeil ne voyait noir, tout comme aucune oreille de sourd ne pouvait transmettre un silence, mais une absence de silence ou de stridence. Les aveugles ne voyaient rien, tout simplement. Ils ne vivaient pas dans les ténèbres, car le nerf qui aurait pu leur en donner la conscience était amorphe."
    - Herve Guibert - Des aveugles - Gallimard

  • LES AVEUGLES
    Il y a environ quatorze millions d'aveugles dans le monde, dont plus de sept millions en Asie.
    Au long des siècles, la situation des aveugles a varié selon l'attitude de la société à leur égard. Parfois considéré comme des devins, parfois abandonnés à eux mêmes, ils étaient le plus souvent réduits à vivre de mendicité.
    C'est à Saint Basile qu'on doit le premier hospice destiné aux aveugles. Cet hospice fut fondé au IVe siècle, en Cappadoce, et servit de modèle à celui que créa plus tard Lymneus, ermite de Syrie. Au Vlle siècle d'autres asiles pour aveugles furent ouverts, à Jérusalem d'abord, puis en France, par Saint Bertrand, archevêque du Mans. Au Xle siècle, Guillaume le Conquérant ordonna la création de plusieurs hospices en Normandie. Plus tard, Saint Louis {Louis IX) fonda à Paris une maison de retraite destinée à trois cents aveugles, c’est à dire à quinze fois vingt {comme on avait coutume de compter à cette époque ), d'où son nom d'hospice des Quinze Vingts qui lui est d'ailleurs resté jusqu'à nos jours. Actuellement, on y héberge les aveugles âgés et sans ressources.

    Les institutions modernes

    Il fallut attendre jusqu'au XVllle siècle pour qu'on envisagea la possibilité de donner une véritable instruction aux aveugles, et pour que leur situation ne fut plus celle d'éternels assistés. Grâce à Valentin Hauy, fut ouverte à Paris, en 1784, la première école réservée aux jeunes aveugles. Cet établissement existe toujours. En Angleterre, c'est un peu plus tard, en 1791, à Liverpool, que fut créée, par Edouard Rushton et James Christie, la première institution du même genre. D'autres institutions s’ouvrirent, en Angleterre, en Ecosse, à la suite de la publication de l'oeuvre de Valentin Hauy concernant l’éducation des aveugles. Cette éducation était difficile, en raison du problème de la lecture. Hauy avait imaginé des caractères en relief rendant perceptibles au toucher les lettres de
    l'alphabet, ce qui nécessitait un apprentissage extrêmement long et ardu. Ce n'est qu'au XIX siècle qu’un nouveau procédé allait être adopté: en 1819, un petit garçon, Louis Braille, fut admis à l'lnstitution des jeunes aveugles de Paris. Il imagina un alphabet également en relief mais basé sur un système de points qui, selon leur disposition, représentent les lettres, les chiffres, et même les notes de musique. Cette nouvelle écriture s'est répandue dans le monde entier et porte le nom de son inventeur.

    LOUIS BRAILLE
    Louis Braille est né en 1809 à Couvray et meurt à Paris en 1852.

    A l'lnstitution des jeunes aveugles, il se fit remarquer pour sa vive intelligence. A quinze ans, il obtint un poste de répétiteur. Peu après, il est nommé professeur de l'lnstitution et, pour ses qualités humaines et pédagogiques, acquiert l'amitié du directeur, le docteur Piguier. En 1829, il public son "Procédé pour écrire les paroles, la musique et le plain-chant au moyen de points, à l'usage des aveugles et disposé pour eux". C'est l'exposé d'une méthode mise au point dès 1826. En 1837, une deuxième édition parfait et simplifie la méthode. Un an plus tard, Louis Braille édite en relief un "Petit Memento d'arithmétique à l'usage des commerçants, contenant les nombres entiers et les fonctions décimales, suivi de cent problèmes". Atteint de phtisie (tuberculose pulmonaire] en raison des conditions insalubres qui règnent dans l'lnstitution, il abandonne son poste en 1844, devient professeur de musique et écrit plusieurs traités.
    On compte désormais des machines à écrire Braille, la Perkins étant la plus fréquemment utilisée, des productions de cartes et diagrammes, des traitements de textes et de traduction automatique en caractère Braille.
    Louis Braille repose au Pantheon.

  • BIBLIOGRAPHIE
    - Louis Braille, l'enfant de la nuit Margaret Davidson, Gallimard 1992
    - Un merveilleux malheur Boris Cyrulnik, éd. Odile Jacob poche
    - Vainqueur de la nuit; la vie de Louis Braille J. Christiaens, Hachette, 1990
    - Un bisou sur les yeux Marie-Claude Bérot, Milan, 1996
    - Emeline qui voit tout Pierre Coran, Casterman, 1995
    - La métamorphose d'Hélène Keller Margaret Davidson, Gallimard, 1999
    - Helen Keller Béatrice Nicodème, Fleurus, 1996

  • FILMOGRAPHIE
    La couleur du Paradis,**** de Majid Majidi, Iran, 2000, 88 min., VO, sous titré
    Site officiel du film avec extraits: http://www.sonypictures.com/classics/colorofparadise/
    Mohammad, écolier de huit ans à l'école des aveugles de Téhéran, sent venir avec joie le vacances qui sont pour lui l'occasion de retrouver son père, ses soeurs et sa grand-mère. Sur le chemin vers son village natal, perdu dans la montagne, il redécouvre la nature et se familiarise avec une nouvelle existence.
    Recommandé à partir de 10 ans

    La Couleur du Paradis est un film rare, d'une force émotionnelle qui emporte tout sur son passage.
    L'Iran est décidément un pays au mille talents cinématographiques. Avant le 31 janvier et la sortie très attendue de Le Cercle de Jafar Panahi, Lion d'Or à Venise, le cinéma iranien nous offre un nouveau grand film.
    En effet, une fois de plus, un metteur en scène iranien s'empare d'un sujet simple - le sort d'un enfant aveugle dans une structure paysanne - pour tisser une oeuvre forte, à la fois méditation sur la nature, drame familial, suspense psychologique et meme film quasi-fantastique. Dans un Iran, méconnaissable, un paysage de forets après le désert rocailleux du "Goût de la Cerise", les champs de "Le Vent Nous Emportera" et les montagnes enneigées d'"Un Temps Pour L'ivresse des chevaux", Majif Majidi filme la découverte du monde d'un enfant aveugle, orphelin de sa mère, non désiré par un père s'estimant maudit, avec un sens de la mise en scène digne des plus grands réalisateurs. Certains plans rappellent ainsi les films de Terrence Malick surtout, "Les Moissons du ciel".
    Dès le premier quart d'heure, dans une école spécialisée de Téhéran, le film évite l'écueil du misérabilisme pour confiner au sublime.
    L'arrivée de Mohammad dans son village natal, est un triomphe. Toute sa famille ou presque, ses soeurs, sa grand-mère, le vénèrent comme un demi-dieu. Le petit Mohammad, Moshen Ramezani, incroyablement juste bien sûr, découvre peu à peu les plantes, les animaux, l'envie d'apprendre. Son cheminent devient le notre, et ,magie du cinéma, on sent presque au toucher la flore et les arbustes que saisit tendrement Mohammad. Il s'ouvre aux autres pour apprendre la vie, tandis que son père s'enferme peu à peu dans le mutisme, lui qui souhaite se remarier malgré " ce fardeau ". En quelques plans, le père qui se rase, un léger travelling sur la tête de l'enfant au bord de l'eau, Majid Majidi distille une ambiance de thriller, assombrissant ce conte bucolique par l'apreté du réalisme : le jeune aveugle est un enfant handicapé pour celui qui doit se sacrifier.
    La force de La Couleur du Paradis est de nous faire aimer le père comme l'enfant. Si le comportement du père nous indigne comme lors du déchirant abandon de Mohammad à un menuisier lui aussi aveugle, il reste humain, compréhensible. Hossein Mahjub est un acteur extraordinaire. En un regard, il fait comprendre l'état de lassitude, de folie, de tristesse de ce père qui se condamne lui-même. Sa mère prononce cette phrase terrible comme une malédiction " J'ai peur pour toi mon fils " et le film bascule dans le cauchemar de cet homme, incapable d'accepter son destin.
    Dans la troisième partie du film, il ne reste à l'image que le père, l'enfant et la nature. Majid Majidi multiplie alors les prises de vues aériennes pour souligner le regard de Dieu sur Hashem tenté par le Mal. Ce message religieux n'est pas exposé à but de propagande, ce n'est pas l'Islam qui est évoqué, mais bien la foi et le divin dans une attitude presque animiste qui rappelle un peu les films japonais.
    Le dernier plan, la main tendue du petit enfant sur l'épaule de son père vaut donc bien toutes les absolutions de la terre et du ciel.
    Un seul mot pour résumer : magnifique

 

 

 

 

 


 

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